1898 - LIllustration :
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« La première exposition internationale uniquement consacrée
à lautomobile, organisée dans le jardin des Tuileries
à Paris, sest déroulée dans une activité
prometteuse attirant autant daffairistes et de rêveurs que
dingénieurs authentiques et de mécaniciens sérieux.
Lhomme de la rue est dailleurs un peu dépassé
par toutes les inventions extraordinaires qui se succèdent : le
télégraphe, le téléphone, le gramophone, le
cinéma des frères Lumière, les rayons X et maintenant
la voiture sans chevaux ! »
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1898 -La presse est sceptique, un journaliste de Nature écrit
péremptoire :
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« Désormais, il est acquis que le fiacre à moteur
à essence de pétrole ne saurait constituer un système
dexploitation de voitures publiques dans une grande ville. »
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1899 - Le Literary Digest est aussi catégorique :
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« La voiture sans cheval ne sera jamais aussi couramment utilisée
que la bicyclette. »
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1899 - Le New York Times se heurte à un problème existentiel
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Quel nom donner à ces engins « malodorants » ? Il
déplore lemploi « quasi indécent » du
mot français « automobile ».
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1905 -Dans LIllustration, Baudry de Saunier, plus poétique,
sinterroge sur le fond :
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« La voiture pour voyager doit-elle être fermée ?
Sincèrement, je ne crois pas. Il faut laisser la caisse fermée
aux voitures de ville. La voiture pour voyager doit, selon moi, être
découverte, parce quune des joies du voyage est que le visage
et un peu du corps baignent dans lair, dans le soleil et dans toutes
les odeurs de la terre, parce quon ne jouit bien du paysage que
si lon a la vue franche. »
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1906 - Le Salon est devenu une institution. Saunier (LIllustration),
toujours lui, conseille :
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« Cest vers 5 heures du soir quil faut visiter le
Salon de lautomobile si lon veut ressentir limpression
dun étonnant spectacle. Le Grand Palais jette sur Paris la
clarté dun incendie, la foule mondaine bataille aux portes
pour entrer dans la nef embrasée, tandis que les voitures traînent
sur le pont Alexandre-III dans un enchevêtrement où un gardien
de la paix ne retrouverait pas son bâton blanc... Cest vers
9 heures du matin, aussitôt que les housses sont enlevées
et secouées, quil faut visiter le Salon pour y dénicher
à son aise les tendances nouvelles de lindustrie certainement
la plus prospère en même temps que la plus tapageuse que
nous ayons en France. »
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1919 -Un journaliste perspicace de LIllustration note :
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« Tandis que jadis cétait pour les fabricants la
course au client, cest aujourdhui pour le client la course
à la voiture. »
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1923 - La presse se rend à lévidence :
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« Le temps approche où lautomobile sera pour chacun
un objet de première nécessité », lit-on dans
LIllustration.
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